Signé de la main du Premier Consul Napoléon Bonaparte, l’acte de naissance de la Banque de France date du 28 nivôse an VIII de la République, soit le 18 janvier 1800. C’est à l’origine une banque privée, qui bénéficiera rapidement du privilège d’émission des billets. Sa nationalisation se fera en deux temps, d’abord à l’occasion du Front Populaire en 1936, puis à la Libération en 1945. Les années 90 seront marquées par son intégration au Système Européen de Banques Centrales. Explications de Jean-Pierre Patat, Directeur général honoraire de la Banque de France.

Si la Banque de France a perdu le monopole de la définition de la politique monétaire de la France, désormais cornaquée par la Banque centrale européenne, elle n’en demeure pas moins la garante de sa stabilité monétaire et financière. Outre ses missions de Banque centrale (sécurité des moyens de paiement, gestion des réserves de change et d’or, etc.), elle accomplit également différentes missions de service public, comme le secrétariat des Commissions de surendettement. Explications de Jean-Pierre Patat, Directeur général honoraire de la Banque de France.

La Banque de France a rejoint le Système européen de banques centrales (SEBC) en 1998. Depuis, elle ne dispose plus de son monopole, quant à la définition de la politique monétaire de la France. Cette dernière se décide désormais dans un cadre européen, celui de la zone euro, pilotée par la BCE. « La Banque de France a perdu son monopole, mais elle a gagné un droit de regard (et de co-décision) sur la politique monétaire européenne », rappelle Jean-Pierre Patat, Directeur général honoraire de la Banque de France.

Source : Neopodia.com

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